Rencontre avec … Alex Cousseau

 

Invité pour la seconde fois dans le cadre de l’Échappée-livres, Alex Cousseau a rencontré son public (enfants et adultes) au secteur jeunesse de la bibliothèque d’agglomération Bonlieu le jeudi 22 janvier. Cette année, il n’est pas venu seul puisqu’il était accompagné de Valie Le Gall, sa compagne dans la vie mais aussi co-auteur de plusieurs de ses romans.

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La rencontre a évidemment débuté par une présentation de En compagnie des ours, sélectionné cette année. Cet ouvrage a une place à part dans l’oeuvre d’Alex Cousseau. Ni roman, ni album, il regroupe douze histoires illustrées par l’auteur lui-même.
Leurs points communs ? Les ours, certes, mais aussi l’absurdité et la fantaisie. Comme une récréation, l’écriture de ces textes courts et drôles a accompagné la rédaction d’autres romans, tel Le fils de l’ombre et de l’oiseau paru début janvier. Pour son auditoire annécien, Alex Cousseau a adapté et lu une treizième histoire, celle d’Achille, premier ours à faire voler un lapin (7 minutes et 18 secondes !!!) sur la Tournette ! Il envisage un autre livre d’histoires farfelues, dans la même collection, Tic Tac au Rouergue, dont les héros seraient des chats.

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Une autre de ses dernières parutions, Je suis né sous la terre – Je suis née sous l’eau, roman se situant à Mayotte où le couple a fait un séjour, publié dans la collection Boomerang au Rouergue, a permis d’aborder l’écriture à deux. Ce texte a été écrit en commun avec Valie Le Gall, comme trois autres ouvrages. Partager l’aventure de l’écriture a été pour eux une riche expérience même si la rigueur exigée par la démarche, éloignée de sa méthode personnelle, a pu inquiéter Alex de prime abord.

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Les idées de départ sont souvent issues du quotidien, trouble du sommeil d’un enfant pour Une indienne dans la nuit, promenade sur les quais d’un port breton pour Le pirate et l’acrobate, ou encore fait divers pour La licorne invisible – Le roi des fous.
Sa méthode d’écriture, il la décrit comme la construction d’une cabane (attention, pas d’une maison qui demande un plan !) : « Ca ne tient pas debout du premier coup mais, ce n’est pas grave ! Les éléments finissent par s’assembler pour réaliser quelque chose de solide. Il faut poser des questions dont on n’apportera pas forcément les réponses, mais cela permet de donner une place au lecteur qui pourra les imaginer. D’ailleurs, une fois publié, le livre n’appartient plus à l’auteur. Il est émancipé. C’est le côté magique de l’écriture ».
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Comme à l’accoutumée, la rencontre s’est terminée par une séance de dédicaces en présence de la librairie L’île aux livres.

 

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